Zoé Gendebien - Vocatio
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Zoé
Gendebien

« La résilience n’est pas l’absence de doute, mais la capacité à le partager, à en tirer du recul et à en sortir grandi·e. » 

Maladies à IgG4 : les étudier pour mieux les combattre
résidence
Liège
Année de naissance
1997

Les maladies à IgG4 sont des maladies auto-immunes inflammatoires systémiques. En formant des pseudo-tumeurs, elles peuvent affecter plusieurs organes : les reins, le pancréas, les glandes salivaires, mais aussi les articulations et les vaisseaux sanguins. Si leur diagnostic est difficile, c’est parce que leurs mécanismes sont encore méconnus… Zoé Gendebien compte bien les étudier en profondeur pour améliorer son travail clinique avec les patient·es !

D’où te vient cet intérêt pour les maladies à IgG4 ? 

En deuxième année d’assistanat de médecine, nous avions eu un jeune patient hospitalisé pour une insuffisance rénale avec un mode d’entrée un peu atypique. Le tableau n’était pas clair au départ et le diagnostic a mis du temps à se préciser. Cette période d’incertitude a été particulièrement angoissante pour lui : ne pas savoir ce qu’il a, attendre des réponses, rester dans le flou… C’est souvent plus difficile que le diagnostic en soi. Après plusieurs semaines, il s’est avéré qu’il s’agissait d’une maladie à IgG4, une maladie auto-immune inflammatoire systémique dont le diagnostic peut être difficile car ses mécanismes sous-jacents sont encore méconnus.

En parallèle, je travaillais au laboratoire sur les fibroblastes, cellules de soutien du tissu, et leurs interactions avec le système immunitaire dans un autre contexte rhumatologique, celui de l’arthrose. J’avais donc déjà un pied dans la recherche et je me formais aux techniques d’imagerie microscopique. J’ai eu envie d’appliquer mes compétences en recherche pour améliorer le diagnostic clinique et la prise en charge des maladies à IgG4. 

Quel est ton plan d’action face à ces maladies ? 

Mon projet est d’aller me former au sein de l’équipe du Massachusetts General Hospital à Boston. Elle a été la première à définir les maladies à IgG4 et à établir des critères diagnostiques clairs. Elle bénéficie aujourd’hui de l’une des plus grandes cohortes de patient·es au monde et développe des techniques d’imagerie avancées permettant de mieux comprendre la maladie. 

Je vais apprendre à appliquer les techniques d’imagerie développées à Boston afin de mieux caractériser les mécanismes de la maladie au sein de la population belge et contribuer au développement de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques. 

Je compte également mettre en place un réseau dédié aux patient·es atteint·es de maladies à IgG4, afin de les recenser, améliorer leur suivi et leur offrir un cadre d’information et d’accompagnement.

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