Jozefien
Van der Aelst
« Dans ce projet, je ne veux pas seulement montrer la perte, mais aussi la résilience, la résistance collective et les façons bienveillantes de cohabiter avec la Terre. »
Pour Jozefien Van der Aelst, le film n'est pas seulement un moyen d'expression, mais aussi une façon de témoigner et d'écouter. Dans son projet actuel, elle souhaite donner la parole à celles et ceux qui luttent contre la perte de leurs terres et de leurs traditions. Elle souhaite également mettre en lumière leur résilience et proposer des modes de vie plus respectueux de la Terre.
Vivre dans un monde complexe
Comment Jozefien s'est-elle mise à créer ? Tout a commencé par la prise de conscience que la réalité est chaotique et angoissante, mais qu'elle recèle un immense potentiel. « Depuis mon enfance, l'image et le récit sont devenus pour moi un moyen de faire face à cette complexité du monde. Non seulement pour tenter de la comprendre, mais aussi pour la préserver et faire face à la perte. »
Récits de terres et de résistance
Une grande partie du travail de Jozefien s'articule autour de l’objectif de savoir comment nous gérons ce qui disparaît, tant sur le plan écologique que culturel. Dans ce projet également, la perte occupe une place centrale. « La première phase du projet sera consacrée à la collecte de témoignages de personnes qui, dans divers contextes européens, se sont opposées à l’expropriation de terres, à la destruction de leur environnement ou à la disparition de traditions. Il s’agit là de formes de résistance tant historiques que contemporaines. »
Dans un deuxième temps, Jozefien souhaite se concentrer plus particulièrement sur les personnes qui défendent activement leur lien avec la terre dans le contexte de l'exploitation minière. « Je souhaite illustrer cela à travers un scénario, une série de photos et un film où le paysage, la mémoire et la résistance s'entremêlent. »
Pour Jozefien, l'une des grandes forces du cinéma réside dans sa capacité à mettre en avant des voix qui ne sont pas suffisamment entendues et qui risquent de disparaître. C'est cette conviction qui la motive. « Dans ce projet, je ne veux pas seulement montrer la perte, mais aussi la résilience, la résistance collective et les façons bienveillantes de cohabiter avec la Terre. »
Du temps pour explorer et créer
Pour raconter cette histoire avec honnêteté et rigueur, des recherches approfondies et du temps pour la création sont indispensables. « Cette bourse me donnerait la latitude nécessaire pour mener à bien ce projet de manière durable, et montrerait qu’un travail de recherche, lent et engagé, est pertinent et absolument nécessaire aujourd’hui, à une époque où tout tourne autour de la rapidité. »