Thomas
Langlois
« Je me souviens encore très bien de la magie de cette première rencontre avec le luth : sa sonorité, le nombre de cordes et sa forme caractéristique m'ont profondément marqué. »
Lorsque Thomas Langlois, enfant, a entendu pour la première fois un luth, il en est immédiatement tombé amoureux. Depuis, il est lui-même devenu un luthiste talentueux. Il souhaite désormais se consacrer à l’étude des instruments historiques de la famille du luth afin de faire découvrir la musique ancienne au public contemporain.
Comment t'est venue cette passion pour le luth ?
Enfant, j'ai très tôt essayé de jouer de la guitare et mes parents ont décidé de m'inscrire à l'école de musique d'Aalter. C'est là que j'ai découvert pour la première fois l'instrument qui allait devenir ma grande passion : le luth. Mais je n’ai pas pu apprendre à en jouer tout de suite. J’ai d’abord appris la guitare, puis, quelques années plus tard, j’ai choisi le luth comme deuxième instrument. Lorsque, bien des années plus tard, j’ai réussi les examens d’entrée au Conservatoire de Gand avec ces deux instruments, j’ai décidé de me consacrer entièrement au luth.
Quel est ton projet précis avec le luth ?
Je souhaite redécouvrir, étudier et jouer des instruments à cordes pincées historiques de la famille du luth, et plus particulièrement le luth baroque. Il existe un répertoire extrêmement riche pour ce type de luth : des maîtres français de la cour du roi à des compositeurs tels que Jean-Sébastien Bach et Silvius Leopold Weiss. Pourtant, c'est l'instrument de la famille des luths que j'ai le moins exploré. L'objectif est d'étudier cette musique et de la ramener sur les scènes de concert.
Quels défis as-tu relevés pour suivre ta vocation ?
Il n'est pas facile d'apprendre à jouer de tous ces instruments. Il faut beaucoup de discipline pour maîtriser un seul instrument, sans parler de toute une famille d'instruments. De plus, il faut effectuer de nombreuses recherches et lire beaucoup avant de pouvoir aborder correctement la musique ancienne. Trouver des occasions de se produire en concert pour partager cette musique avec un public n'est pas toujours facile non plus.
En quoi cette bourse t'aide-t-elle à réaliser ton rêve ?
Quiconque étudie le luth se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’un seul instrument, mais de toute une famille qui s’est développée au fil des siècles. Peu d’instruments peuvent se prévaloir d’une tradition aussi longue et d’un répertoire aussi riche. Maîtriser cette diversité demande du temps, de l'étude et du dévouement. Comme chaque répertoire exige un type de luth spécifique, un·e luthiste a besoin de plusieurs instruments de grande qualité. Cela représente un défi financier, surtout au début d'une carrière. C'est pourquoi la bourse Vocatio peut constituer un soutien décisif.