Jonas
Marko
« Un journaliste indépendant doit pouvoir investir en lui-même et se permettre de couvrir certaines zones, raconter les histoires de certaines personnes, sans attendre le feu vert de responsables médiatiques qui suivent un agenda bien à eux. »
L’engagement de Jonas Marko, journaliste reporter, est social au sens large : informer avec rigueur sur les violences, les discriminations, les dérives autoritaires, contribuer à un débat public fondé sur des faits. Son objectif ? Donner une voix à celles et ceux que l’on n’entend pas en proposant des reportages ancrés dans les réalités locales.
Raconter l’Autre dans son humanité
« Mes parents et mon entourage m’ont toujours poussé à découvrir des choses, à m’ouvrir aux personnes autour de moi et à aimer écouter, comprendre des réalités autres que les nôtres. De ce fait, le voyage en sac à dos et en autostop, parfois seul et souvent avec l’un ou l’autre ami, a animé l’essentiel de mes vacances scolaires. J’échangeais avec des personnes que je n’aurais jamais rencontrées autrement. Je découvrais des réalités différentes, des histoires que je qualifie d’extraordinaires, mais aussi d’autres, plus ordinaires, dans des contextes, eux, extraordinaires. Et tout cela avec la simple motivation de découvrir, avec de modestes moyens, à échelle humaine.
De ces voyages formateurs est née ma vocation, ainsi qu’un leitmotiv : raconter l’histoire de ceux qui ne peuvent pas porter leur voix assez fort pour que les autres puissent les entendre. Raconter des réalités sous un angle humain, journalistique, pour laisser une trace de ces personnes qui font l’histoire mais qui sont trop souvent oubliées. »
Se donner les moyens de vivre sa passion
« En tant que journaliste indépendant en presse écrite, je souhaite pouvoir vivre pleinement de mes reportages, qu’ils soient en Belgique ou à l’étranger, en terrain de guerre comme en zone de paix, mais marquée par des tensions subies par les populations locales.
En tant qu’indépendant travaillant à la pige, je dois souvent mettre en pause certaines de mes collaborations plus régulières afin de réaliser mes articles de long terme. La bourse Vocatio va me permettre d’investir dans mes reportages en constituant une sorte de fonds d’investissement dans lequel je pourrai piocher pour avancer les frais liés à mes sujets d’articles. En d’autres termes, elle va m’offrir la chance de me concentrer pleinement sur mes projets futurs, en m’émancipant d’une certaine pression financière du quotidien, qui limite parfois le travail journalistique tel que je le conçois. »