Sarah Lederman - Vocatio
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Sarah
Lederman

“Door het grootste verlies in mijn leven om te zetten in film, leeft mijn papa op een actieve manier verder. Ik hoop dat wij anderen daarmee troost en lichtheid kunnen bieden.”

Réalisation d'un documentaire personnel sur le cycle de la vie et de la mort, sur l'impermanence et la continuité de l'identité.
résidence
Bruxelles
Année de naissance
1994

Sarah Lederman puise sa force vitale dans la capture de la beauté des moments du quotidien. Poussée par une curiosité ardente, elle explore les profondeurs de la vie à travers l'objectif de son appareil photo. Son projet de film élève le processus de deuil au rang d'art ; c'est une ode à son père bien-aimé. 

L'amour et la tendresse deviennent tangibles lorsque Sarah Lederman parle de son père, Gilbert, qui nous guidera tout au long de cet entretien : « Mon père était un passionné d'art, de musique et de beauté. Il m'a appris que si l'on regarde le monde avec un esprit ouvert, la beauté peut émerger dans les endroits et les situations où l'on s'y attend le moins. La curiosité est le plus beau trait de caractère que j'ai hérité de lui. » 

Quand l'année sabbatique éclaire la voie 

Que la jeune Sarah choisisse d'étudier dans une école d'art n’a rien de surprenant. Elle y découvre que créer des films, des pièces de théâtre et des photos lui apporte une grande satisfaction. À la fin de ses études secondaires, elle décide de prendre une année sabbatique. C'est une période déterminante dans sa vie. 

« En 2012, je suis allée en Israël pour connaître ma famille et explorer mon identité. Je voulais comprendre ce que cela signifie, d’être juive. Au cours de cette année, mon intérêt pour la réalisation de films a grandi. Je trouvais qu'il était fascinant et intéressant de dépeindre des personnes et des cultures. C'est là qu'est née ma vocation : capturer la beauté dans les choses quotidiennes, émouvoir les gens grâce à des films poétiques, changer leur regard et susciter plus de compréhension et d'ouverture. C'est ma façon de contribuer à un monde meilleur. » On ne peut s'empêcher de penser que Sarah honore et développe ainsi la passion de son père. 

L’adieu en image  

En 2020, la vie prend un tournant dramatique. Gilbert Lederman est atteint de la maladie musculaire sclérose latérale amyotrophique (SLA). Deux ans plus tard, elle lui sera fatale. C'est également à cette époque que Sarah prend sa caméra. « J'ai filmé mon père et sa détérioration. J'ai également filmé les moments qui ont suivi sa mort et la phase de deuil qui a commencé à ce moment-là. » 

Ce faisant, Sarah a posé les bases du projet qu'elle a soumis à Vocatio. « Un an et demi après avoir perdu mon père, j'ai ressenti le besoin de réaliser un documentaire sur le cycle vie-mort-vie, sur l'éphémère et la continuité de l'identité. Ce documentaire sera entrecoupé de mon histoire personnelle : le besoin de reprendre pied dans la vie et mon désir d'avoir des enfants. Le film comprend également des séquences où j'explore l'expérience du deuil, du lâcher-prise et du souvenir avec mon grand-père paternel, Max. Le film est raconté de mon propre point de vue. Ainsi, j'emmène le spectateur dans mon monde intérieur de sentiments. C'est important pour mon propre processus de deuil. » Parfois, cette tâche s'avère très difficile. 

L’amour et le soin de soi pour continuer  

« C'est un défi de continuer à créer en prenant soin de moi et en m'aimant. Parfois, ma critique intérieure s'exprime très fort et prend le pas sur mon intuition. En me désignant comme lauréate, Vocatio m'a donné un énorme coup de pouce. Il m'a encouragée à aller de l'avant avec cette idée de film et à en faire un beau résultat final. Il me permettra de prendre des mesures actives dans mon processus de deuil et de continuer à grandir avec curiosité en tant que créatrice et être humain. » 

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